Le sacre du printemps au Luxembourg

Aujourd’hui, je souhaite vous faire découvrir Lyon, ville où j’ai vécu durant de nombreuses années. J’ai eu le Bonheur d’écrire pour le livre  » Lyon rythme les saisons » grâce aux prestiges photographiques de Martine Leroy. L’été se rapproche, tout comme mon présent et l’Art de vivre je déguste aujourd’hui au Luxembourg. Dame Nature est sans frontière:-)

 » Lyon sacre le printemps »

Son printemps offre à Dame Nature une vie naissante et sa poésie se renouvelle. Lyon invente son Nouvel Art, une fois de plus; elle puise son inspiration aux sommets des arbres, butinant les fleurs qui bourgeonnent.

Lyon nous asperge de sa fraîcheur auprès des jets des fontaines et s’exprime avec éloquence…Que faire? Plonger, survoler au ras du sol, marcher, contempler, nous rafraîchir? Elle a toujours réponse. Son fils, le Rhône, fougueux, nous fait suer sur ses berges et nous longeons les cailloux semés. Tous les chemins mènent en elle. Elle se ravit que nous ayons soif. Elle a orné ses terrasses de café d’une abondante flore blanche et rose qui cache aussi subtilement l’art dramatique des Célestins. Elle a pris la place du metteur en scène et nous offre sa comédie.

Les couvents des Célestins et des Bénédictines jouent aujourd’hui théâtre et musée des Beaux-Arts. Ces lieux saints d’antan transpirent son Amour: nous vivons ses représentations et bénéficions de ses peintures naturelles, de ses sculptures et éclats de verdure. Elle nous prend la main pour monter la « gorge », le Gourguillon. En contrebas, elle hisse les drapeaux au coeur de son quartier médiéval et de Renaissance, son Vieux-Lyon; là, sa cathédrale Saint Jean s’élève, et ses chemins de Saint Jean et de Saint Georges sont décorés d’enseigne. Lyon, la Belle, a gardé le droit de ses portes et de ses clés.

Elle nous balade. Fourvière, « sa colline qui prie », fonctionne aux cadences des cloches et fait écho à sa « colline qui travaille », la Croix-Rousse, aux bistanclaques des métiers des tisseurs et des navettes. Nous passons ses traboules d’un ocre à l’autre; elle nous découvre le rose de ses tours; elle graffite les profondeurs de ses eaux d’arcs passeurs, ses ponts éclairant Saône et Rhône de noirs bleutés aux lumières blanches des clairs de lune. Taches colorées multiples…son pinceau créatif nous suggère ses nuits de beauté.

Plus rien ne siffle à l’ancienne gare des Brotteaux. Elle a nouvellement orchestré: les touches de Renzo Piano inscrivent les traces architecturales de sa Cité internationale. Ses respirations dynamisent l’énergie, ses talents visionnaires l’habillent de rouge, sa sève nous monte en gammes. Nous décollons en paysage international grâce à sa Salle 3000.

Elle compose une nouvelle saison.